L'ECHO DU CLAC
Bulletin d'information du collectif du lac pour un aménagement concerté
N°1
Au sommaire de ce premier numero
1/ La pétition et ses résultats
2/ les objectifs du CLAC
3/ L'article du Courrier de l'OUEST
4/Le compte-rendu du conseil consultatif du quartier du Lac de Maine du 17/6/2008
5/ La visite du chantier de l'ADEME DU 23/6/2008
6/Projet de réunion à la rentrée de septembre
I /LA PETITION ET SES RESULTATS
Merci de votre participation massive à pétition contre le projet immobilier de la Papillaie. Vous avez été 182 à la signer sur les squares de la Chouanière, de la Roche, du Grésillé, sur le chemin de la Papillaie et au hameau de la Fontaine. La pétition a été envoyée le 16 juin à la mairie par la poste avec accusé réception. Par ailleurs, une lettre accompagnait le document et demandait un rendez-vous à nos élus rapidement. Lors du CCQ du mardi 17 juin au soir , madame Prodhomme nous a affirmé qu'il se tenait le lendemain une réunion à la mairie pendant laquelle il serait examiné les aménagements nécessaires et que des propositions seraient faites aux habitants du quartier en septembre. Nous en déduisons logiquement que notre demande de rendez-vous se solde donc par une fin de non recevoir, mais d'un autre côté les choses ont l'air de bouger un peu chez nos élus. C'est déjà un début, de plus cette pétition a le mérite de montrer la volonté des habitants du quartier de réagir face au « parachutage » du projet sans concertation, ni préparation.
II/ LES OBJECTIFS DU CLAC
Les membres du COLLECTIF DU LAC POUR UN AMENAGEMENT CONCERTE, à travers le cadre d'une association veulent à la fois donner un cadre juridique à ce mouvement et revendiquer la participation à l'identité et à la spécificité de notre quartier. Toutefois il n'est pas simplement revendicatif, il se veut aussi le porte- parole des souhaits et des interrogations des habitants face à l'avenir du quartier, et d'une façon plus globale, à celui de l'agglomération. Pour cela quatre objectifs ont été fixés dans les statuts de l'association déposés à la préfecture le 28 mai 2008 à savoir :
1/ Premier objectif : la sauvegarde d'un « urbanisme vert » spécifique au quartier du Lac de Maine.
2/Deuxième objectif : la promotion de la démocratie de proximité fondée sur une participation active des citoyens aux projets d'urbanisme.
3/Troisième objectif : la promotion du développement durable et de ses innovations.
4/Quatrième objectif : la protection du patrimoine végétal et culturel.
III/ A PROPOS DE L'ARTICLE DU COURRIER DE L'OUEST DU 12/6/2008
Toujours dans le but d'interpeller nos élus en ce qui concerne le projet immobilier, les membres du bureau du CLAC ont rencontré le mardi 10 juin J.Yves Lignel, journaliste au Courrier de l'Ouest ( voir photocopie de l'article pour ceux d'entre vous qui ne l'auraient pas lu), Dès le jeudi 12, l'article est paru sous le titre « A Grésillé, au pied de l'ADEME : 110 logements très contestés » . L'article replace vos interrogations et vos inquiétudes dans le cadre plus large, celui du devenir de l'agglomération angevine. Ces interrogations sont d'ailleurs largement partagées par d'autres collectifs d'habitants inquiets d'un bétonnage rampant qui s'accélère depuis la réforme du POS transformé en PLU (Plan Local d'Urbanisme), véritable blanc -seing qui permet dans un avenir plus ou moins lointain de bétonner le plus légalement du monde tous les espaces disponibles. Pas moins de 13 associations se sont constituées et regroupées dans le COUAC ( COLLECTIF POUR UN URBANISME ET DES AMENAGEMENTS CONCERTES) :1/ APURCO(Association pour une urbanisation concertée),2/ASCAVIE (Association pour la sauvegarde du cadre de vie),3/ Belle-Beille demain,4/ Les Chalets,5/ CRAC Terrien-Cocherel,6/ Défense Montesquieu –Balzac,7/ Habitants du quartier saint Antoine,8/ Habitants de Verneau-plateau des Capucins,9/ MPT Verneau-Renaissance de la Doutre, 10/Riverains du Pont noir, 11/ Tiers-Boisnet, 12/ Vigilance environnement Lafayette13/ Renaissance de la Doutre.
Le COUAC exige que la ville s'engage dans une politique d'urbanisme durable, en concertation effective avec les Angevins et dans le respect des engagements de l'Agenda 21 local. L'ensemble des quartiers angevins se retrouve dans la même problématique : développement ou bétonnage durable ? La réponse de nos élus n'est guère convaincante, partout c'est le même argumentaire rigide, appris par c½ur par les adjoints de quartier : la municipalité prône un discours officiel qui est le développement durable, mais , a bien des égards, la « densification » - mot pudique inventé pour éviter celui de « constructions collectives »- traduit en réalité des promesses de concentration toujours plus grandes de population dans un habitat de plus en plus collectif et « verticalisé ». Il n'y a qu'à voir les immeubles qui sortent partout de terre pour se convaincre que le béton est plus durable que les discours.
Questions : sur les 12000 logements à construire dans les 10 ans à venir, soit environ 48000 habitants supplémentaires, combien seront aux normes HQE ( Haute Qualité Environnementale) ? Combien d'habitants à Angers en 2015 ? Qui évalue la demande de logement qui rend si impératif le bétonnage des quartiers ? Pourquoi nous rétorquer, à propos du Lac de Maine, que c'est un quartier qui a une des densités les plus faibles comme si c'était une tare , à lire le point de vue de nos élus dans la presse , notre quartier est montré comme un quartier de privilégiés , certains conseillers municipaux y résident, ils n'ont visiblement pas honte de résider dans un cadre de vie agréable . La norme de la densité de la région Ile de France est-elle le modèle idéal à atteindre ? Paris a 20450 habitants au Km2, ou bien faut-il atteindre celle de Nantes, 4146 hab/Km2 ? Comme Angers n'a que 3544hab/Km2 ; Il y a donc de la marge ...A titre d'information, la densité du quartier du Lac de Maine est de 2097 hab/KM2 et sa population a progressé de 40 % entre 1990 et 1999. Il semble de plus en plus probable que notre quartier est passé du statut de « quartier vert » à celui de « réserve foncière à bâtir » pour les promoteurs .La modernité atypique des années soixante dix est devenue ringarde .
le démon de la métropolisation (concentration croissante des pouvoirs, des richesses et des activités économiques) l'emporte sur celle de l'imagination, de l'innovation et de l'amélioration du cadre de vie . Il faudra bien un jour que les autorités municipales aient le courage de dire ce qu'elles veulent véritablement faire, mais une chose est certaine le mode de vie des grandes métropoles n'est jamais présenté comme un modèle de convivialité et un cadre de vie épanouissant.
IV/quel vécu pour le CCQ (Conseil Consultatif de Quartier) ?
Autre sujet favori de la municipalité « la démocratie de proximité ».
Nous nous sommes rendus le soir du mardi 17 juin 2008 à 20 h au relais de la mairie de notre quartier. 99 personnes ont été invitées à y participer, Une petite vingtaine de personnes présentes, invitées à émarger en face leur nom sur la liste, plus une demi douzaine de personnes du quartier non inscrites dont nous étions qui n'étaient pas souhaitées. Etaient présents six élus, soit un pour six à sept personnes, on peut vraiment parler de démocratie de proximité en terme de densité de conseillers municipaux...L'ordre du jour comportait deux axes : le bilan du CCQ au terme de sept années d'existence et les assises de la démocratie locale qui se tiendront en novembre 2008. Madame Prodhomme a animé la réunion en proposant de répartir l'assistance en cinq ateliers chargés de dresser un tableau avec les points positifs et négatifs du bilan. Notre groupe n'ayant pas de personne appartenant au CCQ, nous nous sommes cantonnés à poser quelques questions relatives aux compétences du CCQ en matière d'aménagement urbain, de transports et de gestion des déchets verts. Il n'a pas été véritablement répondu à nos questions. Voici le tableau synthétique établi à partir du bilan fait par les membres du CCQ
Bilan des membres du CCQ
Points positifs du CCQ
- Instance participative
- Source partielle d'informations fournies par la mairie aux habitants
- Echange entre conseillers et membres du CCQ
- Mode de composition représentatif
- A permis de discuter sur la salle de sport Lehaye
- Le CCQ favorise le dialogue entre la municipalité et les habitants du quartier
- Encouragement à l'émulation
- Espace de libre expression.
Points négatifs
- Quelle indépendance et quelle autonomie le CCQ a-t-il vis-à-vis de la mairie ?
- Pas de tribune de l'habitant pour s'exprimer totalement
- Manque d'articulation entre le CCQ et les associations et les pôles territoriaux.
- Les projets partis de la mairie ont plus souvent aboutis que ceux qui viennent des habitants.
- Le lieu de réunion du CCQ n'est pas assez central, le bas du quartier du lac est oublié par la mairie.
- Le journal distribué par la mairie n'est pas lu et va souvent à la poubelle.
- IL faut renforcer le lien avec l'ensemble des habitants.
- Manque d'échange, manque d'information.
- Critique de la suspension des travaux du CCQ pendant un an.
- Problème de la place des élus dans le CCQ. Manque d'implication de certains.
- Mobilisation trop importante du temps des bénévoles.
- Sentiment de frustration au niveau des de la concertation préalable, manque d'information sur certains projets de construction :le bowling, les immeubles de la Papillaie. Sentiment du fait accompli.
- Formalisme trop important : timing court, monter des comptes-rendus en quelques minutes, réunions trop guidées par les élus.
Bilan dressé par les élus animateurs de la soirée
Les habitants ne se sont pas appropriés le CCQ. Problème du rôle du CCQ , Problème de l'articulation entre le CCQ et les associations .Problème de la répartition des compétences entre le CCQ et l'action des associations appartenant à l'ILM ;
Le CCQ vu par le CLAC
Le Conseil Consultatif du Lac de Maine c'est : moins d'une centaine de personnes consultées en circuit fermé depuis 2001 et dirigé par un collège de six élus. Ce sont des séances théoriquement publiques mais ceux qui les animent vous disent avec un aplomb qui frise la langue de bois que l'on convoque que ceux qui font déjà partie du CCQ. Aucune mention dans la presse locale, aucun affichage dans les lieux publics, aucun avis dans les boîtes aux lettres, voici une forme nouvelle de communication, ce n'est pas de la démocratie participative mais bien de la démocratie déclarative. Comme l'a affirmé le plus tranquillement du monde l'un des élus présents » les CCQ sont des outils de la municipalité » et il est vrai, jusqu'ici, que l'on n'a jamais vu des outils discuter avec ceux qui les utilisent...En ce qui concerne les Assises de la Participation de l'automne, elles ressemblent par leur préparation à la structure pyramidale en usage dans le monde des partis politiques. Chaque CCQ va désigner deux délégués qui rencontreront les autres délégués des autres CCQ au sein d'un comité interCCQ qui lui-même sous la conduite aussi prévenante que vigilante des élus fera des propositions pour trouver une nouvelle formule de CCQ. Le CCQ s'est donc achevé sur le thème, en effet fondamental, « A quoi sert un CCQ ? » Visiblement depuis 2001, la question est toujours d'actualité. A vous de trouver la réponse.....
V/LA VISITE DU CHANTIER DE L'ADEME LE 23 JUIN 2008 .
Une partie des membres du CLAC ont visité le chantier de l'ADEME , chantier tout à fait exemplaire sur le plan environnemental .Nous avons à nouveau rencontré notre adjointe de quartier qui a tenu à expliquer devant le représentant de l'ADEME que des efforts seraient faits au niveau des normes HQE en terme d'isolation thermique. Nous lui avons demandé si la mairie avait bien reçu la pétition ce qu'elle nous a confirmé, en précisant que la municipalité avait tenu compte des remontées émanant des riverains et que des propositions seraient faites aux habitants début septembre. Pour en revenir au chantier de l'extension de l'ADEME, les travaux se déroulent selon le calendrier prévu :la grue sera démontée le 28 juillet, le gros ½uvre achevé en octobre et le bâtiment totalement terminé en janvier 2009. Dommage que ce chantier ne dure pas plus longtemps, il pourrait servir de modèle à celui de la Papillaie. Nous citons pour mémoire :la propreté des accès, la réalisation définitive des voies d'accès aux bâtiments dès le début du chantier ce qui diminue les boues et poussières, la mise en place de systèmes pour récupérer les eaux et aussi les huiles de coffrage, le tri et recyclage in situ de la ferraille et du carton à 100% sur le chantier ce qui implique la présence sur le lieu même d'une déchèterie, l'élimination des outils causant des nuisances sonores au-delà des normes autorisées par la loi. Nous tenons à remercier et à féliciter l'ADEME pour ses efforts en terme de respect de l'environnement .Un exemple à suivre........
VI/ PROPOSITION DE REUNION
LE CLAC propose à tous les habitants du quartier qui seraient intéressés une réunion générale le 10 septembre 2008 à 20h30, le lieu vous sera précisé début septembre dans votre boîte aux lettres dans notre prochain bulletin .Venez nombreux nous soutenir !
Bonnes vacances à tous !
Le clac
ensemblegresille@hotmail.fr